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Petite histoire allégorique “伯牙绝弦” (Bóyá Jué xián)

"Boya casse ses cordes" (伯牙绝弦, Bó Yá jué xián) est un idiome originaire de l'œuvre "Lüshi Chunqiu" de Lü Buwei pendant la période des Royaumes combattants. Cet idiome évoque l'histoire où Boya, un musicien renommé de l'époque des Printemps et Automnes, cesse de jouer du qin après la mort de son ami Zhong Ziqi.


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Un jour, alors qu'il voyageait en bateau le long d'une rivière, Boya fut pris dans un orage près d'une montagne élevée. Contraint d'amarrer pour se protéger, il fut inspiré par le son de la pluie et le spectacle des gouttes frappant le fleuve. Emporté par l'émotion, il joua passionnément son qin sous la pluie.


En pleine session, il ressentit une vibration inhabituelle sur les cordes du qin, un signe que quelqu'un écoutait attentivement. À l'extérieur, il découvrit un homme en manteau de pluie avec un chapeau conique, un bûcheron tenant une hache et à côté de lui, un tas de bois. Cet homme n'était autre que Zhong Ziqi.


Boya l'invita respectueusement à bord, et après les présentations, il proposa de jouer pour lui. En jouant une mélodie évoquant une grande montagne, Zhong Ziqi s'exclama : "Quelle beauté ! On dirait qu'il y a une montagne majestueuse devant moi !" Puis, avec une composition sur l'eau courante, Ziqi répéta : "Quelle beauté ! On dirait un vaste cours d'eau qui défile !" Boya, ému et admiratif, déclara : "Dans ce monde, toi seul comprends ma musique, tu es véritablement mon 'âme sœur' !" Les deux hommes formèrent alors un lien profond et inaliénable.


Lors d'une visite ultérieure chez Zhong Ziqi, Boya apprit la mort de son ami. Submergé de douleur, il pleura sur sa tombe et joua une mélodie de tristesse et de nostalgie. Puis, dans un geste de désespoir, il brisa son précieux qin sur la tombe de Ziqi, jurant de ne plus jamais jouer, car il ne trouvait plus personne digne de sa musique. "Il est facile de trouver de l'or, mais difficile de trouver une âme sœur", dit le proverbe.


Ainsi, la profondeur de la peine de Boya ne pouvait être exprimée que par le geste de "casser les cordes" de son instrument, en hommage à son ami disparu. Ce moment de "bris de qin et rupture des cordes" marqua la fin des merveilleuses mélodies de Boya, un silence poignant, empreint de joie intense et de tristesse profonde. La "fin du qin" signifiait aussi la "fin des émotions". Ce geste, bien que tragique, illustrait une amitié rare et précieuse, exprimant une quête de beauté émotionnelle qui n'appartenait qu'à Boya.


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