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Confucius (孔子 Kǒng zǐ)

Mis à jour : juil. 16

Confucius, né le 28 septembre 551 av. J.-C. à Zou et mort le 11 avril 479 av. J.-C. à Qufu (曲阜) dans l’actuelle province du Shandong, est un philosophe chinois. Son patronyme est Kong, son prénom Qiu, et son prénom social Zhongni (仲尼).


Sa figure mi-historique, mi-légendaire est retracée dans sa première biographie issue de "ShiJi" (史记, Shǐjì), œuvre de l'historien chinois Sima Qian écrite de 109 à 91 av. J.-C., soit plus de quatre siècles après sa disparition.


Il est le personnage historique qui a le plus marqué la civilisation chinoise, et est considéré comme le premier "éducateur" de la Chine.


Son enseignement a donné naissance au confucianisme, doctrine politique et sociale érigée en religion d'Etat dès la dynastie Han et qui ne fut officiellement bannie qu'au début du XXe siècle, avec une résurgence en 1973.


Ses principaux disciples sont nommés les Douze Philosophes et honorés dans les temples confucéens.


Il est généralement appelé Kǒngzǐ (孔子) ou Kǒng Fūzǐ (孔夫子) par les Chinois, ce qui signifie « Maître Kong » et a été latinisé en "Confucius" par les Jésuites.


Confucius a eu plus de 3 000 élèves ; parmi lesquels 72 (77 selon certaines sources) maîtrisent les 6 arts enseignés. Et parmi les disciples, 10 sont considérés comme des sages ou philosophes dans la tradition confucéenne.

Confucius et ses élèves


Deux légendes de Confucius :


D'après la légende, des événements extraordinaires auraient précédé sa naissance ; une licorne aurait en outre prédit sa naissance. Elle vomit une tablette de jade qui prédisait la naissance d'un enfant qui soutiendrait la déclinante dynastie Zhou.


Au cours de la nuit de sa naissance, deux dragons se seraient posés sur le toit de sa maison. Cinq vieillards, qui restituaient les essences des Cinq Planètes, arrivèrent dans sa cour. Des chants célestes se seraient fait entendre.


Puis finalement, des voix prophétisèrent : Le Ciel favorisera la naissance d'un fils saint.


Les historiens chinois, depuis deux mille ans, parlent de ce temps très ancien comme étant celui des "Printemps et des Automnes" (春秋), faisant ainsi référence à une chronique racontant ce qui advint entre 771 et 481 av. J.-C. précisément dans cette région que l'on nommait alors le pays de Lu.


Confucius demande le conseil à Lao Tseu


La légende veut qu’il ait rencontré Lao Tseu (Laozi 老子), père du Taoisme. Il serait allé le trouver, à Luoyang, pour s'enrichir de connaissances concernant les rites du deuil. Ils auraient eu un long échange et, au moment où Confucius allait le quitter, Laozi lui aurait dit : "Selon les traditions, les gens fortunés donnent des présents à leur hôte et les gens pauvres donnent des mots. N'étant pas aisé, je puis néanmoins vous donner des mots : un homme intelligent, grand observateur, se trouvera toujours en danger de mort, car il se plaît à parler des autres. Par son vaste savoir et son solide jugement, il en vient à découvrir ce que les autres ont de plus méprisable. Être fils comme être un simple sujet dépossède du soi."


Après, Confucius resta sidéré et renonça à parler pendant trois jours (ou un mois) tellement Laozi l'avait troublé.


Voici quelques faits que vous ne saviez peut-être pas à propos de Confucius :


1. Selon le Shiji, il était plutôt grand puisqu'il mesurait plus de 1,90 mètre.


2. Il avait seulement 3 ans lorsque son père, Kong He, un officier de l'armée, est mort.


3. Dans sa jeunesse, il aurait travaillé comme berger, vacher, greffier et comptable.


4. À 19 ans, il a épousé sa femme Qiguan, et un an plus tard, il eu son premier enfant, un fils du nom de Kong Li.


5. Il eu plus tard deux filles dont l'une fut donnée comme épouse à l'un de ses disciples.


6. Sa mère est morte alors qu'il avait 23 ans.


7. A l'âge de 24 ans, en 527 avant notre ère, il commence alors une nouvelle carrière dans l'enseignement.


8. Confucius enseignait à ses élèves ses pensées afin de parvenir à une réforme dans le gouvernement qu'il considérait comme anarchique et corrompu.


9. Mencius, un autre philosophe chinois bien connu a été largement influencé par la pensée de Confucius. Celui-ci aurait en effet étudié auprès d'un disciple de Zi Si, petit-fils de Confucius.


10. A 50 ans, Confucius a travaillé en tant que ministre du crime. A 55 ans, il fut licencié par la faute de rivaux jaloux qui complotèrent contre lui.


11. Les enseignements de Confucius ont été compilés par ses élèves dans les "Quatre livres et Cinq Classiques" 300 av. J.-C.


12. Les œuvres de Confucius ont été traduites dans les langues européennes par l'intermédiaire de jésuites installés en Chine. Matteo Ricci a commencé à faire rapport sur les pensées de Confucius et le père Prospero Intorcetta a publié la vie et les œuvres de Confucius en latin en 1687.


13. La Communauté musulmane Ahmadiyya croit que Confucius était un prophète divin de Dieu, tout comme Lao Tseu (Laozi) et d'autres personnages éminents chinois.


14. Un astéroïde, l'astéroïde 7853, a été nommé "Confucius", d'après le penseur chinois.


15. Le nombre de descendants de Confucius aujourd'hui est estimé à plus de 3 millions. Des dizaines de milliers d'entre eux vivent en dehors de la Chine.


Sa pensée :


L'essentiel de la pensée de Confucius nous est parvenue à travers les Analectes, ou Entretiens, recueil de propos de Confucius et de ses disciples ainsi que de discussions entre eux, compilés par des disciples de deuxième génération.


Bien qu’il n’ait jamais développé sa pensée de façon théorique, on peut dessiner à grands traits ce qu’étaient ses principales préoccupations et les solutions qu’il préconisait. Partant du constat qu’il n’est pas possible de vivre avec les oiseaux et les bêtes sauvages, et qu’il faut donc vivre en bonne société avec ses semblables.


Confucius tisse un réseau de valeurs dont le but est l’harmonie des relations humaines. En son temps, la Chine était divisée en royaumes indépendants et belliqueux, les luttes pour l’hégémonie rendaient la situation instable et l’ancienne dynastie Zhou avait perdu le rôle unificateur et pacificateur que lui conférait le mandat du Ciel.


Confucius voulait donc restaurer ce mandat du Ciel qui conférait le pouvoir et l’efficacité à l’empereur vertueux. Cependant, bien qu’il affirme ne rien inventer et se contenter de transmettre la sagesse ancienne, Confucius a interprété les anciennes institutions selon ses aspirations, il a semé les graines de ce que certains auteurs appellent "l'humanisme chinois".


Mettant l’homme au centre de ses préoccupations et refusant de parler des esprits ou de la mort, Confucius n’a pas fondé de religion au sens occidental du terme, même si un culte lui a été dédié par la suite. Cherchant à fonder une morale positive, structurée par les "rites" et vivifiée par la "sincérité", mettant l’accent sur l’étude et la rectitude, Confucius représente pour les Chinois d’avant la Révolution l’éducateur par excellence, mais la lecture attentive des Entretiens montre qu’il n’a pas voulu s’ériger en maître à penser, et qu’au contraire il voulait développer chez ses disciples l’esprit critique et la réflexion personnelle : "Je lève un coin du voile, si l’étudiant ne peut découvrir les trois autres, tant pis pour lui."


Un apport très important, et révolutionnaire en quelque sorte, de Confucius, est à chercher dans la notion de 君子 "Junzi" (gentilhomme) qui, avant lui, dénotait une noblesse de sang et dont il a modifié le sens pour le transformer en noblesse du cœur, un peu comme le mot anglais gentleman.


Le concept central de la doctrine de Confucius est Ren (仁 ) , la bienveillance, dont la pratique a pour norme Li (礼 ), la moralité. Son enseignement, bien que principalement orienté vers la formation de futurs hommes de pouvoir, était ouvert à tous, pas seulement aux fils de princes. On peut faire remonter à cette impulsion de départ la longue tradition des examens impériaux, chargés de pourvoir l’État en hommes intègres et cultivés, que le plus humble paysan pouvait (en théorie) tenter. Bien que cette institution "méritocratique" ait subi différents avatars et distorsions, elle a certainement joué un rôle prépondérant dans la pérennité de la culture chinoise et dans la relative stabilité du Céleste Empire pendant deux millénaires.


Selon Confucius, la soumission au père et au prince va de soi et garantit la cohésion des familles et du pays, mais elle s’accompagne d’un devoir de (respectueuses) remontrances si le père ou le prince vont dans la mauvaise direction. De très nombreux lettrés chinois, se réclamant à juste titre de l’enseignement de leur maître, ont péri ou été bannis, pour avoir osé critiquer l’empereur quand celui-ci, sous l’influence de courtisans ou de prêtres taoïstes, ne prenait plus soin de son peuple et laissait le pays sombrer dans la famine ou la guerre civile.


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